Quand la « it shoe » détrône le « it bag »

Louis Vuitton chaussure

Le 2 février dernier la papesse de la mode Suzy Menkes a annoncé haut et fort dans le International Herald Tribune « la mort du it bag ». Detrôné par sa concurrente la « it shoe » (non, ce n’est pas l’onomatopée de l’éternuement), aujourdhui cest aux souliers de dicter lallure dune femme. Perso, je fais depuis toujours partie de celles qui pensent que lélégance dune femme se reflète par ce quelle chausse…

Je suis une fétichiste des chaussures. Je les aime. Je les vénère. Car les chaussures donnent le « la ». Elles définissent lallure dune femme et donnent de loriginalité aux tenues les plus simples. En clair : pour ma part, le soulier, cest le détail qui tue. Et si le marché du prêt-à-porter bat de l’aile en ces temps de crise, celui des chaussures, lui, en revanche, se porte bien.

Jimmy Choo - pe 2009 Miu Miu pe 2009
Un engouement qui se traduit par une mode moins ostentatoire (le retour de la petite robe noire, des couleurs sable) au profit dune tendance plus riche en détails. Les gurus des souliers fleurissent : de Manolo Blahnik (rendu célèbre par SJP) à Sergio Rossi, en passant par Jimmy Choo, Christian Louboutin et Bruno Frisoni pour Rogier Vivier. Ces designers de chaussures sont aujourdhui aussi célèbres que leurs homologues stylistes de mode. Et à juste titre.

Lanvin pe 2009 Louis Vuitton pe 2009

Rien quà voir leurs dernières collections, elles sont de plus en plus extravagantes : sandales bijou, strassées et aux talons vertigineux. Toutes les maisons sy sont mises et se battent pour celle qui aura la chaussure la plus spectaculaire : qui remportera le prix parmi la bottine « cage » DYSL, la sandale plateforme « Massai » de Louis Vuitton et la spartiate qui remonte de Balmain ?

Marc Jacobs pe 2009 YSL pe 2009
Perso, je penche pour la sandale Massaï. Plus ethnique et me conférant l’allure d’une show-girl africaine. Cela dit, la chaussure n’est pas seulement le produit d’une création quelconque mais c’est surtout un accessoire avec lequel il faut marcher… donc bien spectaculaire qu’elle soit, que se passe-t-il quand la « it shoe » descend des podiums ? Eh bien, elle rencontre les contraintes de la rue. C’est-à-dire qu’elle se voit redessinée, à coups de retouches par-ci et par-là.

Burberry Prorsum pe 2009 3.1 Philip Lim pe 2009
Plus que jamais la chaussure est devenue le produit mode par excellence. Pour surfer sur ce créneau, même les petites marques aux prix plus abordables s’y sont mises : Minelli, André, Cosmo sont sortis de leur torpeur ringarde avec des modèles plus trendy. Les partenariats avec les grands créateurs se multiplient (Prairies de Paris, Maje, Antik Batik, Agnès B.). Pour ma part, même en temps de crise, je ne renoncerai jamais à une paire d’escarpins Marc Jacobs. Comme dirait Carrie Bradshow « J’aime mon argent quand il est là ou je peux le voir – sur des cintres ou dans mon armoire à chaussures » !

 

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