Génération LOL et moi

Génération LOL et moi dans Chronique de vie parisienne 19023297

Cela faisait plusieurs semaines qu’on me parlait d’un film tout mignon, intitulé « LOL ». J’en avais lu un grand bien dans la presse (même le très intello Télérâma lui donnait deux T) et alors je me suis décidée à aller le voir. Eh bien…

Ce film m’a fait du bien (que des souvenirs !) mais m’a fait également prendre un bon coup de vieux (petit poil d’agacement) ! Je n’ai donc pas su résister à la tentation de me comparer à cette génération LOL. D’autant plus que je les observe souvent dans la rue, dans le métro, dans les bars. Et le truc dingue c’est qu’ils sont tous beaux (alors que moi quand j’avais 15 ans j’avais l’air d’un petit rat), insouciants, à la pointe des tendances (les filles tout comme les garçons), le tout avec un brin d’impertinence. Curieuse, je voulais en savoir plus et comprendre qu’est-ce qui sépare ma génération à moi de la leur. Qu’est-ce qui a changé depuis les années 1990 ? Tout et rien.

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Tout d’abord le nom. Lisa Azuelos les a baptisé « la Génération LOL (en clair : la génération des morts de rire version anglo-saxonne, et donc par conséquent internationale et qui s’amuse à réinventer les codes de l’écriture et du langage). Moi (classe 1982), j’aie eu droit à la « Génération Y » (à la croisée ente un chromosome et un spermatozoïde)… les sociologues devaient être en panne d’inspiration ce jour-là !

Lola, 16 ans en 2008, Paris XVI :

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Lycée : publique Paris XVI

Parents : divorcés dont mère canon qui pourrait être prise pour sa grande-soeur (rapport mère-fille très Comptoir des Cotonniers), fume des pètes, aimante et ouverte ; père complice et compréhensif

Look : Maje, Zadig et Voltaire, Sandro, Converse

Moyen de transport : métro (même la nuit)

Moyen de communication : une fascination pour l’écran (portable, ordinateur, MSN, Facebook) d’où des communications bien plus faciles

Musique : iPod (plus de 3 000 000 de chansons disponibles)

Soirées : concerts en boîte avec front man ultra mignon

Sexe : seule et unique préoccupation (car pas encore pratiqué)

Jargon : « tepu », « klin » (en clair : câlin), « trop pas », « tu déchires »…

 

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Moi (je vous dispense de ma photo) , 16 ans en 1998, Rome :

Lycée : Ecole française de Rome

Parents : mariés dont mère assez anxiogène, très présente, n’ayant jamais pris de drogues de sa vie et père un peu hautain mais avec pleins de projets pour moi (me voyait déjà analyste financier à Londres ! )

Look : jean Levi’s, doc Martens, OCX (des pompes affreuses noires qui ressemblaient à des chaussures orthopédiques), sweat Gap, pulls Benetton

Moyen de transport: scooter (même la nuit mais en cachette… ma plus grande transgression !)

Moyens de communication : le téléphone (pas d’internet, pas de MSN, pas de Facebook), un premier portable à 17 ans (pas hyper technologique) d’où des communications assez confuses et des relations assez torturées avec le genre masculin + de grands soupirs en attendant que le téléphone ne sonne.

Musique : walkman ou lecteur de cd portable (12 chansons qui tournent en boucle, une cassette dont le fil s’emmêle tout le temps)

Soirées : après-midi dans des boîtes qui sentent la clope + pizza dans le quartier

Sexe : une grande préoccupation (car pas encore pratiqué)

 

Bilan : Même si le look et le style (la Génération LOL a une longueur d’avance par rapport à la Génération Y), ainsi que la relation parents-parents sont à des années lumière des nôtres, finalement, les préoccupations restent toujours les mêmes. Et ça c’est rassurant !

Une réponse à “Génération LOL et moi”

  1. Coco dit :

    Cette réflexion me plait et se rapproche de la mienne, le temps passe, les générations se succèdent mais quoi de si différent finalement ?

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